dimanche 19 avril 2009

mercredi 8 avril 2009

message à caractère parental

Ce blog est interdit aux enfants allemands de moins de 18 ans.

mardi 7 avril 2009

père indigne...

il paraît que mes enfants lisent mon blog...

mercredi 1 avril 2009

hier, c'était mon anniversaire



Comme d'habitude, je n'ai jamais le temps de me lancer dans de grandes considérations sur mon âge, étant donné qu'à cette période j'ai en général du boulot par-dessus la tête. Il faut dire, toute modestie à part, que je suis LE compositeur de Pâques. Avec tous les mécréants qui font ce métier, il ne reste plus beaucoup de musiciens vraiment habités par un sentiment religieux. Ou alors ils sont mauvais; une bonne messe, c'est comme la Rindswurtz, il faut que ça sorte direct des tripes: trop spirituel et on perd le fidèle.

Bref, il se trouve donc que les commandes affluent toujours à ce moment-là et qu'il m'arrive même d'en refuser (bon, ce n'était pas le cas cette année mais de toute façons il fallait que je rattrape le retard causé par ma séparation). Hier donc, j'avais enfin bouclé mon Benedictus pour Cologne, si bien que j'ai décidé de m'accorder une pause et de lancer Britney sur les enceintes de Wilhelm avant d'attaquer le final de l'Agnus pour Köthen. J'étais en train de faire des petites vagues avec les mains sur Womanizer quand on a sonné.



C'était la factrice avec un paquet. A l'intérieur, un disque et un petit mot collé dessus:
"Joyeux anniversaire mon vieux! Pour la peine, je t'envoie mon dernier opus. Au plaisir de t'entendre." Eliano

Toujours de l'humour, Eliano di Barcarolli, mon collègue-concurrent préféré. Nous nous marquons à la culotte depuis nos études à la Thomasschule. A chaque fois qu'il sort un CD, il me l'envoie, et je lui retourne la politesse. Pour l'instant, nous en sommes à 13-6, en sa faveur... Je ne sais pas comment il fait pour produire autant, des musiques de film, des messes en douze parties. Il ne boit jamais ou quoi? Du coup, je me suis remis aussi sec à l'Agnus Dei.

Les enfants m'ont appelé plus tard. Je les ai invités à Paris pour l'été. Barbara n'avait pas le temps de me parler. Franchement, elle exagère; nous ne nous sommes pas quittés en d'aussi mauvais termes qu'elle refuse toute communication.

De toute façon, je m'en fiche: avant d'aller arroser mon année supplémentaire, je me suis regardé le clip de Baby one more time sur le moyen écran de Wilhelm. Les lycéennes en kilt, c'est quand même mieux que les thuringeoises qui font la tronche.





"it's Britney, bitch!"

mardi 24 mars 2009

le matin, j'écoute France Musique,



surtout les informations de midi. A ce moment-là, je suis devant une tasse de café, à essayer de me rappeler où Wilhelm range son aspirine. Depuis que j'habite chez lui, Wilhelm me sort tous les soirs pour aller écouter des copains. C'est la vie sans souci, on fait des boeufs en buvant des bocks. Sauf ce soir, je reste à l'appart', je cavale après ma messe, j'ai du boulot.

Mes yeux errent au-dessus de la cafetière et je pense: Barbara, Barbara, Barbara... Ce mal de tête est diabolique. Malgré mes incantations, ma femme a du mal à se frayer un chemin dans mon crâne. Je la cherche surtout la nuit, quand je suis couché, mais même là c'est assez supportable parce que je suis bourré. Ce qui est plus difficile, ce sont les enfants, ils me manquent énormément...

Je m'étrangle à moitié avec ma tartine au pâté de foie en entendant le début du largo de mon 4e concerto pour piano au milieu de la partition d'un certain Hernan Lopaz, Argentin de son état. Salaud! Il m'a tranquillement pillé sur une douzaine de mesures! EN PLUS, les arrangements sont d'une nullité accablante. Cochon! Schweinehund! Je coupe le poste. De toute façon, il est temps de m'y mettre, cette messe aurait dû être finie il y a 10 jours, le choeur l'attend à Cologne. Ils ont répété jusqu'au Sanctus mais là ils ont besoin d'avoir le Benedictus en bouche, comme l'a expliqué avec beaucoup de déférence Herr Hausschafer le chef de choeur. Gentil type, mais le travail bien fait, ça prend du temps, et en ce moment j'ai des problèmes de concentration. Et puis je les connais, ils supplient mais dès qu'ils ont ce qu'ils veulent, tu peux toujours t'accrocher après pour récupérer même une cassette.

Finalement, j'ai suivi Wilhelm tout à l'heure. Nous sommes allés écouter des collègues à lui qui ont monté un trio de blues. La salle du bar était remplie. Des amies à eux nous ont rejoints, puis on a encore bu des coups. Je suis rentré assez tard, il commençait même à faire jour. Du coup j'ai balancé directement deux aspirines dans le café puis je me suis remis à ma messe. J'ai trouvé un thème magnifique, qu'une soprane habile pourrait rendre tout à fait sublime, mais j'ai dû aller vomir tout de suite après. La faute à ce que je me suis enfilé dans le gosier: va falloir changer de marque de café.




jeudi 19 mars 2009